Ma rencontre avec Bénédicte, alias Voglio Bene, a commencé bien avant l’exposition au musée associatif Parcelle 473, à Montpellier. Elle s’est d’abord faite à travers son oracle, Dis-moi que tu m’aimes.
J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce joyau de cartomancie. Son esthétique m’a parlé immédiatement, touchant ma sensibilité chrétienne autant que mon goût pour l’histoire de l’art. Chaque carte déployait un univers de symboliques, de poésie et de spiritualité. Chacune livrait un message d’une grande richesse et profondément incarné.

Voglio Bene
Premier contact et première consultation
J’ai eu immédiatement envie de m’entretenir avec elle au sujet de ses créations et de sa vocation. Je travaille sur l’amour et son pouvoir transformateur, sa capacité à nous mettre en mouvement vers la réalisation de notre destin. Bénédicte semblait capable d’éclairer ma réflexion de son point de vue particulier.
Or, le hasard fait bien les choses. Au fil des discussions, peu de temps après, l’occasion m’est donnée de m’entretenir avec elle. Nous convenons ainsi d’un rendez-vous. Puis elle me demande une première consultation que je lui offre avec reconnaissance.
Au cours de ces deux entretiens, je découvre non seulement une artiste mais une œuvre. Je fais face à une femme à la personnalité complexe, dont les failles traversées de lumière font la beauté et le génie. Bénédicte est un tableau à elle seule… et ne semble pas le savoir. Elle peine à se nommer artiste, parce qu’elle réécrit des œuvres de grands noms. « Ce sont eux les artistes. » me dit-elle. Pourtant, une réécriture est bien une œuvre à part entière et c’est le propre de l’art que de s’enrichir, à l’infini, une interprétation après l’autre.
Alors qu’elle me confiait son désir d’être un jour exposée, les cartes lui prédisent qu’elle le sera, à l’automne 2026. Et c’est précisément ce qui est arrivé.
Parcelle 473 : une exposition pour consacrer un talent
Parcelle 473 est un musée associatif consacré au street art. Il accueille jusqu’à mars l’exposition « Immersion Urbaine », un ensemble de 20 artistes ayant reçu pour seule consigne d’utiliser des matériaux de récupération. Aux côtés de Bénédicte s’affichaient ainsi des noms renommés comme Agrume, M. Chat ou Bordalo II, mais aussi une toile de Basquiat entre autres trésors.
L’espace est organisé en alcôves dont chacune est occupée par un créateur. On y entre comme dans une chapelle consacrée à un message, à une sensibilité et une esthétique particulières.
Avant de pénétrer dans l’espace consacrée au travail de Bénédicte, alors que j’admirais les œuvres de ses co-exposants, je sentais ce mélange d’impatience et d’excitation, ces papillons intérieurs qui annoncent un émerveillement. J’avais hâte de découvrir Voglio Bene, grandeur nature.

Parcelle 473 Immersion urbaine
Au cœur de l’univers Voglio Bene
Son Univers m’a à nouveau happée, immédiatement. Les dorures, inspirées des icônes religieuses et de la tradition monastique, donnent à chaque figure une aura sacrée. Chaque composition semble vibrer d’une présence propre, comme si elle s’adressait à moi, très personnellement. Le style est unique, et le voir en vrai est une expérience que mes yeux et mon âme ont savourée longuement. Pop culture et spiritualité s’y côtoient avec audace pour créer les impressions les plus évocatrices. L’exposition invite au recueillement et à la transcendance.

Voglio Bene Parcelle 473

Voglio Bene Parcelle 473
Entr
e autres visages, les figures féminines, qu’il s’agisse de la Vierge, de Vénus ou de Frida Kahlo, ne sont pas seulement des portraits : elles sont des messagères, chacune avec son langage, son regard, sa vibration propre. Et je peux sentir cette vibration spirituelle: elle traverse la matière, elle se dépose sur les visiteurs, et elle crée un dialogue silencieux et intense.
Chaque tatouage de Bénédicte, discrètement inscrit sur la peau de ses personnages, devient un autoportrait subtil, un fil personnel qui relie l’artiste à l’œuvre et à celui ou celle qui la contemple. Il délivre aussi une sagesse, il crée une mise en abîme qui entraîne une grande profondeur de sens et de perception. Le Classicisme italien qu’elle réinterprète se mêle à ces touches baroques et à des éclats contemporains qui me laissent à chaque fois émerveillée.
Être là, au cœur de cet espace, c’était bien plus que de visiter un musée : c’était entrer dans un monde vivant, vibrant et profondément humain, où chaque détail, chaque regard, chaque lumière résonne dans le corps et l’esprit. J’ai ressenti la joie, l’enthousiasme et l’accomplissement de Bénédicte à travers ses créations, et cela m’a transmis une sagesse et une douceur intense, renouvelant la certitude que l’art peut être à la fois intime, spirituel et universel.
Lilly, exposition Voglio Bene, Parcelle 473
Pour découvrir mon autre aventure à Montpellier, c’est par ici.



